French Film Festival Series: Mon Roi

Our most cinephilic francophiles head to the 2016 Melbourne French Film Festival. These are their reviews.

We continue our Melbourne French Film Festival Review Series with our guest writer, Honours student Samuel Crock, and his review of Maïwenn’s 2015 film Mon Roi.

Il n’y a aucune pénurie de drames romantiques dans le corpus du cinéma français. Cependant, la réalisatrice Maïwenn a fourni une nouvelle vivacité à ce genre avec Mon Roi, un vrai tour de force émotionnel. Mon Roi raconte l’histoire d’un mariage passionné mais turbulent de deux Parisiens – Tony (Emmanuelle Bercot, qui a remporté le César pour Meilleure Interprétation Féminine pour son rôle) et Georgio (Vincent Cassel, qui effectue une performance également captivante). Pendant une longue réhabilitation après un accident de ski, Tony est poussée à réfléchir sur les causes de ses blessures psychologiques ainsi que physiques. Le film prend une structure non-linéaire, en alternant entre sa réhabilitation actuelle et le passé, autrement dit ses mémoires de Georgio et de leur amour.

French at Melbourne Mon Roi 5La puissance du film est définie par les deux interprétations superbes de Bercot et Cassel. À cet égard, Maïwenn, dans sa réalisation, laisse ses acteurs dominer l’écran avec une alchimie irrésistible, même si le film frôle de temps en temps le mélodrame. Le public ressent vivement toutes les émotions exprimées par les deux amoureux dans ce coup de foudre, et ensuite toute la passion, joie, tristesse, et douleur de leur mariage, et finalement parentalité. Cependant, leur relation n’a jamais l’impression d’être durable ni équilibrée, et sa détérioration est inévitable. Il est même épuisant en tant que spectateur de regarder cet effondrement, qui est interprété et réalisé d’une façon très convaincante et réelle.

Par ailleurs, un aspect important de cette histoire est sa représentation nuancée d’un mariage violent ; bien que Georgio ne frappe jamais sa femme, il l’endommage psychologiquement et émotionnellement. Le contrôle exercé sur Tony par Georgio se manifeste dans les mensonges, les manipulations, les fausses promesses, et la victimisation, plutôt que l’intimidation physique. Le stéréotype de la violence conjugale est souvent de la femme saignante et battue qui se cache au coin de sa cuisine de son mari furieux, mais Mon Roi nous rappelle que ce stéréotype n’applique pas à toute situation.

French at Melbourne Mon Roi 1

En plus de cette gamme d’émotions vécues dans les flash-backs de Tony, les aperçus plus subtils de son personnage qu’on obtient en suivant la réhabilitation sont également importants dans Mon Roi. Dans les premières scènes, Bercot exprime habilement une douleur intense – physique et psychologique – malgré peu de dialogue ou d’interactions avec les autres à la clinique. Au fur et à mesure, elle s’ouvre aux autres patients, et bien qu’elle soit une avocate blanche de moyen âge, elle devient amie avec une bande de jeunes multiethniques (parmi eux se trouve Norman, le star de « Norman fait des vidéos » sur Youtube et Facebook). Comme il est assez courant dans le cinéma français, la conclusion reste ouverte, mais une telle histoire d’amour ne pourrait jamais avoir une vraie conclusion – on est plutôt laissé réfléchir à la guérison continue de Tony, et les stigmates que tous les deux ont subis au cours de leur relation chaotique.

De Sam Crock.

***

There is no shortage of romantic dramas in the history of French cinema. However, the emotional tour de force that is Mon Roi manages to breathe new life into this genre under the quality direction of Maïwenn. Mon Roi tells the story of a passionate but turbulent marriage between two Parisians, Tony (Emmanuelle Bercot, winner of Best Actress at the Césars for this role) and Georgio (Vincent Cassel, who is also at the top of his game). During a long rehabilitation process after a severe skiing accident, Tony is prompted to reflect on the causes of her psychological injuries, as well as her physical ones. The film adopts a non-linear structure by alternating between the present, at the rehabilitation clinic, and the past – her memories of Georgio and of their relationship.

French at Melbourne Mon Roi 2

The film’s true impact lies in the superb performances of its two leading actors, Bercot and Cassel. In this regard, Maïwenn takes a back seat in her direction and lets her actors dominate the screen with their irresistible chemistry, even if the film sometimes verges on the melodramatic. The audience feels every emotion resonate from the screen in their whirlwind romance, and experiences the passion, joy, pain and sadness of their marriage and eventual parenthood. However, their relationship never seems to be sustainable or balanced, and its deterioration is inevitable. Even as a cinemagoer, the collapse of their marriage is emotionally draining, thanks to highly convincing direction and acting.

French at Melbourne Mon Roi 4

Moreover, another important aspect of the story is its nuanced representation of an abusive marriage; even though Georgio never beats his wife, he still harms her psychologically and emotionally. The control he exercises over Tony reveals itself in his pathological lying and emotional manipulation, rather than through physical intimidation. The stereotype of domestic abuse conjures the image of a bloody and bruised woman cowering at the feet of her husband; Mon Roi reminds us that this stereotype is not accurate in every situation.

In addition to the emotional rollercoaster of Tony’s flashbacks, the subtle insights into her character gained through her rehabilitation and recovery are equally important in Mon Roi. In the opening scenes of the movie, Bercot skilfully conveys intense physical and psychological pain despite very little dialogue or interactions with others. Tony gradually opens herself up to her fellow patients, and, despite being a white, middle-aged lawyer, befriends a group of young, multi-ethnic men (including Norman, the French Youtube celebrity!). As is common in French cinema, the film ends with an open conclusion; however such a love story could never really have a conclusion anyway. Instead, we are left to reflect on Tony’s ongoing healing process, and the scars that she and her ex-lover both suffered over the course of their chaotic and damaging relationship.

By Sam Crock.

Advertisements

About frenchatmelbourne

Students, alumni and friends of the Melbourne University French Studies Network

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: